Billet de blogue
Des repas sains et abordables à l’école : un enjeu qui rassemble les Québécois·es
10 septembre 2026
Billet de blogue
10 septembre 2026
La rentrée est bien entamée. Les sacs à dos ont repris du service, les horaires se remplissent… et les lunchs sont de retour dans le quotidien de milliers de familles au Québec.
Qu’est-ce qu’on prépare demain? Est-ce qu’il reste quelque chose pour le dîner? Comment faire entrer l’épicerie, les activités et les repas dans un budget déjà bien sollicité?
Derrière ces questions très concrètes se cache un enjeu plus large : comment faire en sorte que tous les enfants puissent avoir accès à un repas sain pendant leur journée d’école, peu importe la réalité de leur famille?
À quelques jours des élections provinciales, un sondage réalisé par SOM pour La Cantine pour tous montre que cette préoccupation est largement partagée par la population québécoise.
Selon le sondage, 88 % des Québécois·es considèrent qu’il est important que le gouvernement s’assure que tous les enfants aient accès à un dîner scolaire sain à l’école primaire.
Et cette préoccupation dépasse largement les parents d’enfants d’âge scolaire : 72 % des personnes sondées estiment que l’accès à des repas sains à l’école devrait être une priorité importante lors des prochaines élections provinciales.
À quelques jours du scrutin, ces résultats montrent que l’alimentation scolaire est loin d’être une question qui concerne seulement les familles directement touchées. C’est un enjeu qui rassemble une grande partie de la population.
Le dîner occupe une place importante dans la journée d’un enfant. Il lui permet de refaire le plein d’énergie avant de retourner en classe, tout en lui donnant l’occasion de découvrir différents aliments et de partager un moment avec ses camarades.
Pour les parents aussi, pouvoir compter sur un service de repas à l’école peut faire une vraie différence dans une semaine bien remplie.
Préparer les lunchs, penser aux collations, faire l’épicerie, jongler avec le travail et les activités : la routine familiale peut rapidement devenir chargée.
Un service de repas scolaires accessible peut donc répondre à deux besoins très concrets : permettre aux enfants de bien manger et offrir une option simple aux familles qui souhaitent alléger leur quotidien.
Mais pour jouer pleinement son rôle, encore faut-il que ce service soit accessible au plus grand nombre.
Toutes les familles n’ont pas le même budget. Et leur situation peut aussi évoluer au cours d’une année.
Le sondage SOM montre qu’une grande majorité de la population souhaite que cette réalité soit prise en compte : 85 % des personnes sondées se disent favorables à un programme permettant aux parents de payer les repas scolaires selon leurs moyens.
Parmi les différents modèles proposés, 60 % privilégient une contribution flexible selon la capacité financière des familles, contre 21 % pour la gratuité universelle et 14 % pour un service offert au prix du marché.
C’est justement le principe au cœur de La Cantine dans les écoles, avec notre approche « Payez ce que vous pouvez ».
Chaque famille choisit sa contribution en fonction de sa réalité. Peu importe le montant payé, tous les enfants reçoivent le même repas.
Aucun enfant n’est donc identifié en fonction de la contribution de ses parents. Une famille peut utiliser le service pour réduire ses dépenses, parce que les semaines sont particulièrement chargées ou tout simplement parce que son enfant apprécie les repas proposés.
Des réalités différentes, mais le même service pour tout le monde.
Le sondage SOM a été réalisé du 9 au 14 avril 2026 auprès de 1 060 répondant·es québécois·es. Les données ont été pondérées afin d’assurer leur représentativité selon différents critères, notamment l’âge, le genre, la langue maternelle et la région de résidence.
À quelques jours des élections provinciales, ses résultats envoient un signal clair : les Québécois·es souhaitent que l’accès à des repas sains à l’école soit pris au sérieux.
Mais cet enjeu ne disparaîtra pas une fois les élections terminées.
Chaque jour d’école, des familles continueront à chercher des solutions pour que leurs enfants puissent bien manger, sans que cela ajoute une pression supplémentaire à leur budget ou à leur quotidien.
La question demeurera donc la même : comment rendre les repas scolaires accessibles à encore plus d’enfants, tout en tenant compte de la réalité de chaque famille?
Une chose semble déjà faire consensus : bien manger à l’école ne devrait pas être un privilège.
Et depuis plus de 10 ans, notre collectif travaille à rendre cette vision concrète, un repas à la fois.